Dans sa vieillesse, Rabbi Nathan continuait à réciter la section hebdomadaire de la Torah à deux reprises, ainsi que sa traduction en araméen, malgré son état de santé, fragile. Encore paré de ses téfilines un vendredi matin avant la mi-journée, un des hassidé breslev lui fit remarquer :
'cette façon d'agir diffère de l'enseignement du Ari zal, car d'après la tradition mystique transmise par ce maître, il faut réciter ces textes au delà de minuit'.
Rabbi Nathan lui répondit : 'tout le monde n'est pas capable d'agir selon les recommandations du Ari zal !'
Source :
1-524
Rabbi Itshak le fils de Rabbi Nathan eut l'occasion d'écrire une lettre à son père, dans laquelle il lui raconta un miracle qui s'était produit dans la ville de Toulchin. Il y avait là-bas un homme simple, du nom de Rabbi Nétanel. Toutes les bénédictions qu'il donnait se réalisaient de façon extraordinaire. Rabbi Itshak demanda à son père ce qu'il en pensait. Rabbi Nathan lui répondit qu'il voulait en savoir davantage : comment ce Rabbi Nétanel se comportait-il dans la vie de tous les jours ' Après lui avoir fourni des précisions supplémentaires, Rabbi Nathan expliqua à son fils que même si les actions décrites par Rabbi Itshak étaient honorables, elles n'étaient pas suffisantes pour justifier la portée des bénédictions qu'il attribuait. Le fils de Rabbi Nathan devait aller plus loin dans ses investigations, en tâchant de déceler chez Rabbi Nétanel une conduite particulière. Finalement, Rabbi Itshak remarqua que cet homme simple veillait scrupuleusement à se lever au milieu de la nuit, et à accomplir le Tikoun hatsot.
Rabbi Nathan répondit à son fils :
'ne cherche plus ! C'est bien cette pratique qui confère une force spéciale aux bénédictions qu'il prodigue'.
Source :
1-195
Rabbi Yehiel confia un jour à Rabbi Nahman, son frère, qu'il n'avait pu lire le chapitre «ézéhou mékoman » qui figure dans la prière du matin. Le Tsadik lui répondit : « comment un descendant du Baal Chem Tov en est-il arrivé à ne pas réciter ce texte ' »