Lorsque les hassidé breslev allaient passer la fête de Chavouot en compagnie de Rabbi Nathan, ils tâchaient de venir la veille, afin de ne pas manquer le dernier compte de l'omer. Un réveil spirituel conséquent, et une crainte des plus palpables s'étendaient à la ville toute entière, animée par les retentissements des prières des fidèles qui accompagnaient la clôture de cette mitsva. La sainteté imposante du jour de fête qui approchait se faisait sentir. Les commerçants fermaient leurs échoppes à l'approche du soir, afin d'avoir le temps de se préparer en l'honneur de ce grand jour.
Source :
1-211
Après son installation à Breslev, Rabénou voyagea une fois à Ladizin.
Il se rendit un vendredi soir à une fête, en l'honneur de la naissance d'un garçon, chez l'un des disciples.
Parmi les habitants de la ville qui vinrent féliciter le père de famille, se trouvait le chantre de la communauté.
Après s'être assis, ce dernier fut invité, pour l'occasion, à entonner un air joyeux. A la surprise générale, le chantre répondit qu'il était un peu enroué. En tant qu'adversaire de Rabénou, il ne souhaitait pas chanter en sa présence. Le Tsadik, qui devina ses intentions, déclara à l'assistance :
'je vais lui octroyer une voix qui ne cessera jamais'. La circoncision se déroula au cours de la semaine suivante. Absent lors de la cérémonie, on partit à la recherche du chantre.
A son domicile, on apprit qu'il avait déjà quitté la maison. Les investigations se poursuivirent jusqu'à ce qu'on l'aperçoive en train de commettre une transgression, à D. ne plaise. On comprit alors les paroles de Rabénou : il lui avait accordé une réputation, autrement dit une 'voix', qui ne tarit pas...
Source : Siarh Sarfei Kodech 2
1-564
Rabbi Nathan avait des disciples qui n'avaient même pas le temps de venir le voir, tant ils se dévouaient dans le service divin. C'est le maître qui, de lui-même, partait à leur rencontre, n'hésitant pas à faire de longs déplacements, afin de les réconforter et de les encourager.