Le saint Rabbi Pinhas de Koritz eut pour fils Rabbi Moshé, lequel donna naissance à Rabbi Pinhas et Rabbi Efraïm Abba, deux Tsadikim. Ces derniers furent flagellés, en raison d'une fausse accusation, suscitée par des membres du pouvoir en place : celle d'avoir assassiné un non juif, dont le corps fut retrouvé dans leur imprimerie. A l'époque où éclata le conflit contre les hassidé breslev, Rabbi Pinhas et son frère soutenaient fermement Rabbi Nahman et ses hommes. Rabbi Nathan affirma qu'ils auraient pu échapper à la flagellation, s'ils avaient fait davantage d'efforts, en assurant notamment la défense des disciples de Rabénou, car ils étaient dotés d'une grande force physique. Les opposants à Breslev les provoquèrent : 'vous méritez bien d'être flagellés car vous êtes du côté des hassidé breslev !'. Rabbi Pinhas et Rabbi Efraïm Abba leur répondirent : ' frappez-nous dans ce monde, ils vous frapperont dans le monde à venir'.
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Lorsque les hassidé breslev allaient passer la fête de Chavouot en compagnie de Rabbi Nathan, ils tâchaient de venir la veille, afin de ne pas manquer le dernier compte de l'omer. Un réveil spirituel conséquent, et une crainte des plus palpables s'étendaient à la ville toute entière, animée par les retentissements des prières des fidèles qui accompagnaient la clôture de cette mitsva. La sainteté imposante du jour de fête qui approchait se faisait sentir. Les commerçants fermaient leurs échoppes à l'approche du soir, afin d'avoir le temps de se préparer en l'honneur de ce grand jour.
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Pour Rabénou, gagner sa vie en faisant du commerce était préférable au métier d'instituteur. A ce propos, Rabbi Nathan disait : 'cela ne vaut pas le coup de poursuivre ses activités commerciales si l'on ne pratique pas le dialogue avec son Créateur. Dans ce cas, mieux vaut devenir instituteur...'