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    LES 13 CONTES - HISTOIRE D'UN RAV ET DE SON FILS UNIQUE
     
    Il était une fois un rav qui n'avait pas d'enfant. Il finit par avoir un fils, qu'il éleva et maria. Ce fils unique passait son temps à étudier dans une petite pièce, comme c'était l'usage chez les gens riches. Il étudiait et priait  continuellement. Cependant, il sentait que quelque chose lui manquait, mais ignorait quoi. Il ne trouvait plus aucun goût à l'étude, ni à la prière. Il en fit part à deux jeunes gens qui lui conseillèrent d'aller chez un certain Tsadik.

    Le fils unique accomplit une Mitsvah qui le fit passer dans la catégorie de Petit Luminaire .

    Il se rendit auprès de son père et lui déclara ne plus trouver aucun goût à servir Dieu (c'est-à-dire à prier, à étudier, etc.). Il lui dit encore qu'il lui manquait quelque chose et qu'il ne savait pas quoi. C'est pourquoi je pars chez le Tsadik .

    Son père lui répondit : Comment se fait-il que tu ailles chez lui ? Tu es plus érudit que lui et tu es de meilleure naissance. Il n'est pas bon que tu ailles le voir. Détourne-toi de cette voie . Il lui cita encore d'autres arguments et réussit à l'empêcher de se rendre chez le Tsadik.

    Le fils unique se remit à l'étude. A nouveau, il ressentit un manque. Il prit encore conseil auprès des jeunes gens et ceux-ci lui répétèrent de partir chez le Tsadik. Il se rendit une nouvelle fois chez son père qui le dissuada encore. Et tout cela se reproduisit à plusieurs reprises.

    Le fils unique sentait toujours qu'il lui manquait quelque chose. Il se languissait de pouvoir corriger cette imperfection dont il ignorait la nature exacte. Il se rendit à nouveau auprès de son père et le supplia tant et si bien que ce dernier fut obligé de l'accompagner, car il ne voulait pas que son fils unique voyage seul. Il lui dit : Regarde, je vais venir avec toi et je te démontrerai que ce Tsadik n'est rien .

    Ils attelèrent les chevaux à la voiture et se mirent en route. Puis le rav dit à son fils : Ecoute, je pose une condition : si le voyage se passe bien, cela voudra dire que le ciel ne s'y oppose pas. Dans le cas contraire, c'est que le ciel s'y oppose et nous rebrousserons chemin . Et ils roulèrent.
    En arrivant sur une passerelle, l'un des chevaux tomba, la voiture se retourna et père et fils faillirent se noyer. Le père dit alors : Tu vois bien que rien ne va et que ce voyage n'est pas voulu par le ciel . Ils rentrèrent chez eux.

    Le fils unique s'était remis à étudier et avait encore senti qu'une chose lui manquait mais il ne put la nommer. Il supplia encore son père lequel dut à nouveau partir avec lui. En chemin, il posa la même condition que précédemment: au cas où le voyage se passerait normalement, etc.

    Sur la route, les deux essieux cassèrent. Le père dit à son fils : Tu vois bien toi-même que ce voyage n'est pas pour nous. Est-il naturel que les deux essieux cassent ? Combien de fois avons nous roulé avec cette voiture sans que pareille chose ne se produise ? Pour la deuxième fois, ils rebroussèrent chemin.

    Le fils unique s'était à nouveau remis à l'étude et ressentit le même manque. Les jeunes gens le persuadèrent encore et encore de partir. Il se rendit à nouveau auprès de son père et le supplia. Son père fut une fois de plus obligé de l'accompagner. Cette fois, le fils unique demanda à son père de ne pas poser de condition, car il était tout naturel qu'un cheval tombe, ou que des essieux cassent, à moins que quelque chose d'inhabituel ne se produise.
    Ils partirent, et à la nuit tombée, ils arrivèrent à une auberge où ils rencontrèrent un marchand.

    Ils commencèrent à discuter avec lui, comme c'est l'habitude chez les commerçants, mais sans lui dévoiler leur destination, qui était l'endroit où habitait le Tsadik. En effet, le rav avait honte de dire qu'il se rendait chez le Tsadik.

    Ils parlèrent de choses diverses et furent amenés à évoquer les Tsadikim et les endroits où on pouvait les rencontrer.
    Le marchand leur dit que des Tsadikim vivaient ici et là. Puis, le rav et son fils en vinrent à parler du Tsadik chez qui ils se rendaient. Alors, le marchand leur dit, l'air étonné : Celui-là ? C'est un homme vil ! Je reviens de chez lui et j'étais présent quand il a transgressé un commandement.
    Le père dit à son fils : Mon enfant, tu as entendu ce qu'a dit le marchand. Il a parlé sans malice, seul le tour pris par la conversation lui a fait prononcer ces mots. Il revient de chez le Tsadik.
    Le rav et son fils unique rentrèrent donc chez eux.

    Le fils mourut. Il vint en rêve à son père. Ce dernier remarqua que son fils était très en colère et lui demanda : Pourquoi es-tu si en colère ? Il lui répondit que s'il se rendait auprès du Tsadik chez qui ils avaient voulu aller, celui-ci lui dirait lui-même pourquoi il était en colère.

    Le rav se réveilla et se dit que ce n'était qu'un songe. Puis il fit ce même rêve une seconde fois et se dit que ce n'était qu'une hallucination. Il rêva trois fois. Il se rendit alors compte que ce n'était pas fortuit.
    Il partit chez le Tsadik qu'il avait auparavant voulu rencontrer avec son fils. En chemin, il rencontra le même marchand qu'à son premier voyage. Le rav reconnut le marchand et lui dit :

    - Tu es celui que j'ai vu à l'auberge.
    - Bien sûr, tu m'as vu ! répondit l'autre. Puis il ouvrit grand la bouche et ajouta :
    - Si tu veux, je vais t'avaler !
    - Que veux-tu dire ?
    - Te rappelles-tu avoir voyagé avec ton fils ?

    La première fois, un cheval est tombé en traversant la passerelle et tu as rebroussé chemin ; ensuite, les essieux ont cassé ; et enfin, tu m'as rencontré. Je t'ai alors dit que le Tsadik était un homme vil. Maintenant que j'ai tué ton fils, tu peux continuer ta route. Ton fils appartenait à la catégorie du Petit Luminaire et le Tsadik chez qui il voulait se rendre, à celle du Grand Luminaire . Si ces deux-là s'étaient réunis, le Messie serait venu. Maintenant que j'ai fait disparaître ton fils, tu peux aller.

    Le marchand disparut soudainement au milieu de son discours et le rav n'eut plus personne en face de lui.

    Le rav se rendit chez le Tsadik et s'écria : Malheur ! Malheur ! Malheur pour celui qui est perdu et qu'on ne peut retrouver ! (Exode Rabba 6:4)

    Le marchand était en fait le Samech Mem en personne ; il s'était déguisé et les avait trompés. En rencontrant le rav pour la deuxième fois, il s'était moqué de lui car ce dernier l'avait écouté. En effet, telle est l'habitude du Yetser HaRa : d'abord il parle à l'homme et si celui-ci l'écoute, à Dieu ne plaise, il le provoque et se venge.
    Que Dieu Béni-Soit-Il nous en préserve et nous ramène vers la juste vérité, Amen.

 



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